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Recours hiérarchique et commission : les voies avant le juge
Avant tout tribunal, la procédure fiscale prévoit plusieurs recours internes, gratuits, encadrés par la charte du contribuable vérifié.
Un désaccord avec un vérificateur ne conduit pas directement devant un tribunal. La procédure fiscale prévoit plusieurs marches internes, toutes gratuites, avant tout contentieux.
Le supérieur hiérarchique, puis l’interlocuteur
La première marche est le recours auprès du supérieur hiérarchique du vérificateur. Si le désaccord persiste, une seconde marche existe : l’interlocuteur départemental ou régional. Les deux garanties figurent dans la charte des droits et obligations du contribuable vérifié, dont les dispositions sont opposables à l’administration : un vérificateur ne peut pas s’y soustraire. Depuis une mise à jour de la charte datée d’octobre 2023, les demandes portant sur le bien-fondé des rectifications maintenues doivent être présentées dans un délai de trente jours. Tout contenu antérieur à cette date qui présente ces recours comme ouverts « à tout moment » est aujourd’hui périmé.
La commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d’affaires
Dans certaines matières limitativement listées par la loi, une troisième voie existe : la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d’affaires, saisie à la demande du contribuable. Elle ne rend qu’un avis, jamais une décision qui s’imposerait à l’administration, mais cet avis pèse dans la suite de la procédure et conditionne, sur certains points, la charge de la preuve devant le juge.
Votre situation ne rentre pas exactement dans ce cas de figure ? Décrivez-la.
Décrire ma situationPourquoi passer par ces marches avant de contester
Ces trois recours ne remplacent pas la réclamation préalable, obligatoire avant toute saisine du tribunal : ils s’exercent en amont, pendant que le dossier est encore devant l’administration, et permettent souvent de clarifier ou de faire évoluer une position avant d’engager une procédure plus longue. Aucun d’eux ne garantit une issue favorable ; ils garantissent en revanche un examen du dossier par un interlocuteur différent de celui qui a mené le contrôle.
Un des délais cités ici vous concerne directement ? Ne le laissez pas passer.
Décrire ma situationUn cas particulier : les rectifications fondées sur l’abus de droit
Lorsque le désaccord porte sur une rectification notifiée sur le fondement de l’abus de droit, une voie spécifique s’ajoute aux trois marches générales : le litige peut être soumis, à la demande du contribuable, à l’avis du comité de l’abus de droit fiscal, dont les avis font l’objet d’un rapport annuel public. Cette voie ne se substitue pas au supérieur hiérarchique ni à l’interlocuteur ; elle s’exerce en complément, sur ce fondement précis. La page contentieux fiscal reprend la suite de la procédure, réclamation et saisine du juge comprises.
Sources : Livre des procédures fiscales, Code général des impôts, BOFiP, service-public.gouv.fr. Voir aussi le socle de faits vérifié du site.
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