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Contentieux fiscal : la réclamation préalable, puis le juge
Si vous voulez contester votre imposition, une étape obligatoire précède tout tribunal : la réclamation. Voici son délai, et ce qui vient après.
Contester votre imposition ne commence jamais devant un tribunal : la loi vous impose une étape préalable, la réclamation, adressée à l’administration elle-même.
La réclamation préalable, et son délai
Vous devez déposer votre réclamation au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la mise en recouvrement de l’imposition contestée. L’administration dispose ensuite d’un délai de six mois pour vous répondre, porté à neuf mois lorsqu’elle doit consulter un service extérieur. L’absence de réponse dans ce délai vaut décision implicite de rejet, qui ouvre à son tour votre délai pour saisir le juge.
Le sursis de paiement : contester sans payer d’abord
Demander le sursis de paiement dans votre réclamation elle-même, en précisant le montant contesté, suspend l’exigibilité de l’impôt le temps de la procédure. Ce n’est pas une option que vous ajoutez après coup : elle doit figurer dans votre réclamation. Au-delà d’un certain montant, des garanties peuvent vous être demandées par le comptable public. Un sursis mal demandé ou rejeté laisse l’impôt exigible, avec une majoration de 10 % en cas de retard de paiement.
Votre situation ne rentre pas exactement dans ce cas de figure ? Décrivez-la.
Décrire ma situationAprès le rejet : deux mois pour saisir le juge
Une fois la réclamation rejetée, expressément ou par décision implicite, le délai pour saisir le tribunal compétent est de deux mois. La juridiction dépend de la nature de l’impôt contesté : ce n’est pas systématiquement le même tribunal selon qu’il s’agit d’un impôt direct ou d’une taxe sur le chiffre d’affaires, ce qui rend la vérification de la voie de recours nécessaire avant tout dépôt.
Deux dispositifs pour ne pas contester
Un contribuable qui ne conteste pas le bien-fondé de l’impôt mais ne peut pas le régler dispose d’une voie distincte, gracieuse : une remise totale ou partielle en cas de gêne ou d’indigence, une remise de pénalités devenues définitives, ou une transaction sur des pénalités non définitives, avec un délai de trente jours pour accepter la proposition de l’administration. Ces deux voies, contentieuse et gracieuse, sont cumulables et répondent à deux questions différentes.
Un des délais cités ici vous concerne directement ? Ne le laissez pas passer.
Décrire ma situationQuel tribunal, pour quel impôt
La juridiction compétente dépend de la nature de l’impôt que vous contestez, et une erreur de voie de recours retarde l’examen de votre dossier sans jamais le faire progresser sur le fond. Avant tout dépôt, vérifiez donc lequel des deux ordres de juridiction est compétent pour votre impôt précis : la réponse n’est pas toujours celle que vous supposez, et elle conditionne jusqu’à la forme de votre requête. La page contentieux fiscal reprend l’ensemble de la procédure, et la page tarifs et honoraires détaille ce que recouvre une convention d’honoraires pour ce type de dossier. Décrivez votre situation à votre avocat en droit fiscal avant de déposer votre réclamation.
Sources : Livre des procédures fiscales, Code général des impôts, BOFiP, service-public.gouv.fr. Voir aussi le socle de faits vérifié du site.
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