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La proposition de rectification : ce que dit le document, ce qu’on peut répondre
Le document est motivé, daté, chiffré. Trois réponses sont possibles dans le délai imparti : accepter, contester, ou demander des précisions.
La proposition de rectification formalise ce que l’administration envisage de redresser à l’issue d’un contrôle, et pourquoi. C’est un document motivé, pas une simple annonce : il doit préciser les points sur lesquels porte la rectification et les motifs invoqués.
Un montant indiqué, pas un montant dû
La loi impose à l’administration d’indiquer le montant des droits, taxes et pénalités envisagés avant que le contribuable ne présente ses observations ou n’accepte les rehaussements. Ce montant est un point de départ de discussion contradictoire, pas un solde à régler : il peut évoluer après la réponse du contribuable, la réponse motivée de l’administration, puis les recours internes prévus par la procédure.
Trente jours, trois réponses possibles
À compter de la réception, un délai de trente jours s’ouvre pour répondre. Il peut être prorogé de trente jours supplémentaires, à condition que la demande soit adressée avant la fin des trente premiers jours : la prorogation n’est pas automatique. Trois réponses sont alors possibles.
Accepter les rectifications proposées, en tout ou partie. Contester tout ou partie du redressement, en exposant les arguments de fait et de droit. Demander des précisions à l’administration avant de se déterminer, ce qui reste possible dans le délai. L’absence de réponse dans le délai vaut, en principe, acceptation tacite : c’est le piège le plus fréquent de toute la procédure.
Votre situation ne rentre pas exactement dans ce cas de figure ? Décrivez-la.
Décrire ma situationAprès la réponse
Si le contribuable conteste, l’administration doit répondre aux observations en motivant à son tour son maintien ou son abandon des rectifications. En cas de désaccord persistant, deux recours gratuits existent avant tout passage devant le juge : le supérieur hiérarchique du vérificateur, puis l’interlocuteur départemental ou régional.
Un des délais cités ici vous concerne directement ? Ne le laissez pas passer.
Décrire ma situationAccepter en partie, contester le reste
Une proposition de rectification porte souvent plusieurs chefs de redressement distincts. Rien n’oblige à répondre en bloc : un contribuable peut accepter certains points et contester les autres, à condition de le préciser clairement dans sa réponse écrite, dans le délai de trente jours. Ce qui est accepté, expressément ou par le silence, devient en principe définitif ; ce qui est contesté poursuit son cours dans la procédure, avec la réponse motivée de l’administration puis, si besoin, les recours internes. La page proposition de rectification détaille ce délai de trente jours et les cas de figure les plus fréquents ; la page contentieux fiscal reprend les étapes qui suivent en cas de désaccord persistant.
Sources : Livre des procédures fiscales, Code général des impôts, BOFiP, service-public.gouv.fr. Voir aussi le socle de faits vérifié du site.
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